La presse parle de l’APFC

Article paru dans le Quotidien jurassien

Mardi 19 mars 2019

 «Les formations CFC vont trop dans le théorique au détriment du pratique» «Faire perdurer le pôle d’excellence»

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L’APFC se profile notamment dans les domaines de l’industrie mécanique et de l’horlogerie.Archives Stéphane Gerber

Trop de théorie, pas assez de pratique: ce constat se répand dans les entreprises et donne des arguments à l’Association pour la promotion de la formation continue (APFC), souligne son président Giancarlo Dal Busco.

Soutenir les formations régionales avec davantage d’intensité, c’est ce que cherche l’APFC en collaboration avec les associations professionnelles.

Swissmem vient de rejoindre l’association interjurassienne, et cela lui apporte une nouvelle reconnaissance de poids. Explications.
«Les entreprises ont un souci: être compétitif et efficace financièrement. Si on n’a pas les compétences, on ne peut pas être compétitif financièrement. Les compétences, c’est l’être humain, son savoir.» Giancarlo Dal Busco, président de l’APFC, défend avec vigueur la nécessité de la formation continue, de manière individuelle et si possible avec le soutien des entreprises.

Spécificité régionale dans la formation
L’APFC se profile notamment dans les domaines de l’industrie mécanique et de l’horlogerie. Archives Stéphane Gerber
L’APFC s’y attache, avec pour objectif de développer les compétences dans les domaines qui font la force de la région, l’industrie mécanique et l’horlogerie. À la base, la formation est articulée au niveau national, avec dans l’ordre l’Attestation de formation professionnelle (AFP), le Certificat fédéral de capacité (CFC), la maîtrise fédérale et les diplômes d’écoles spécialisées (ES et HES). L’APFC, elle, propose des certificats de base en mécanique et en technique horlogère qui se situent en dessous de l’AFP et au-dessus du CFC, des diplômes de chef d’industrie et de contremaître.
«Un atout incroyable»
Ce sont des formations reconnues au plan régional, et qui rencontrent un intérêt croissant. À preuve: Swissmem, l’association faîtière des PME et des grandes entreprises de l’industrie suisse des machines, des équipements électriques et des métaux, vient d’adhérer à l’APFC. «C’est un atout incroyable. Depuis 20 ans, ce qu’on faisait n’était pas vraiment reconnu. Là, on a une reconnaissance de ce que nous faisons à l’échelle régionale, se réjouit Giancarlo Dal Busco. «Avec Swissmem Academy, nous allons mettre en place une commission d’étude pour voir si Swissmem ne pourrait pas reconnaître ce que nous avons fait dans la région, et mettre sur pied un ou deux modules complémentaires pour permettre aux gens d’obtenir une maîtrise fédérale. Aujourd’hui, il faut faire la formation complète pour avoir cette maîtrise fédérale. Ce n’est pas une petite affaire et on se retrouve en haut de l’échelle alors que les besoins sont un cran en dessous.»
Le CFC, trop théorique, pas assez pratique
«Des hautes études, il en faut, et il faut soutenir les gens qui se forment mais passer par un CFC et la voie longue, c’est une richesse de notre pays, poursuit le président de l’APFC. Je le constate lors de mes visites: les entreprises disent de plus en plus que les formations CFC vont trop dans le théorique au détriment du pratique.»

Source : lqj.ch/GEORGES MAILLARD

«Faire perdurer le pôle d’excellence»

Depuis 1966, l’Association pour la promotion de la formation continue s’attache à promouvoir la formation continue indépendamment des niveaux. Son souci est de «faire perdurer le pôle d’excellence qu’offre notre région dans l’Arc jurassien». Afin d’assurer la compétitivité et les connaissances des entreprises, elle apporte son soutien et sa reconnaissance aux formations dites régionales, notamment les diplômes de contremaître et de chef d’équipe d’industrie ainsi que diverses formations reconnues par un certificat ou une attestation régionale. Particularité de l’APFC: elle est apolitique et non liée à une corporation professionnelle. «On nous encourage à poursuivre dans cette voie parce qu’on est une plateforme neutre où on peut discuter sans contraintes», dit le président Giancarlo Dal Busco.

L’année dernière, 27 personnes ont obtenu le diplôme intercantonal de contremaître d’industrie, et 13 personnes le diplôme intercantonal de chef d’équipe d’industrie, des diplômes reconnus dans les cantons de Berne et du Jura. L’APFC étudie la possibilité de créer des modules dits «passerelles» pour les détenteurs de ces diplômes afin d’accéder à une reconnaissance nationale. Les formations sont dispensées par les partenaires AvenirFormation et ceff.
L’APFC, qui vient de tenir sa 15e assemblée générale chez Tudor Scan Tech à Saint-Imier, compte actuellement 42 membres. Ont été admis en 2018 Juratec SA, Delémont, NTM SA, Bassecourt, Swissmem Academy, Prilly, et Willemin-Macodel SA, Delémont. Depuis le début de l’année 2019, ont encore adhéré DC Swiss SA, Malleray, Global Services 2b2 SA, Reconvilier, SaniTech Courrendlin Sàrl, Delmet SA, Delémont, et Electro prépa, Delémont. L’APFC compte 44 membres collectifs et 13 membres individuels.

Source : lqj.ch /GM